Chapitres d'Estel -> Tribune libre -> Landryt Mandragoran
 
Landryt Mandragoran
Compagnie du Roseau Blanc
Compagnon

Messages : 26
Message Posté le: 18/02/2009 à 18:21    
 

Landryt Mandragoran


Personnalité
Landryt est à la fois jovial et taciturne. Peu prolixe sur ses propres activités, il est pourtant homme à engager la conversation avec à peu près n'importe qui, à propos de n'importe quoi, les Elfes exceptés.

Compagnon généralement agréable, il sait se montrer sérieux lorsqu'il le faut, parfois à l'excès. D'un naturel franc, il sait ce qu'il veut, et où va sa loyauté ; et il n'hésite pas à le faire savoir, quitte à mettre les pieds dans le plat.

Description physique
Landryt est un Rohir de 27 ans. Grand pour un homme de son peuple, il domine la quasi totalité des hommes d'Eriador. Large d'épaules, il a acquis une musculature impressionnante au fil des saisons, sans pour autant être lourdaud.

Si ses gestes restent fluides, le fait qu'il soit le plus souvent harnaché d'une armure lourde tout aussi impressionnante que lui ne le prédispose guère aux manœuvres subtiles. Profitant de son physique, il ne s'encombre pas d'un bouclier, préférant combattre avec une énorme épée à deux mains.

Il a les cheveux châtains clairs, tirés en arrière et attachés en queue de guerrier. La cicatrice qui lui barre les lèvres n'est vraisemblablement pas récente. La mâchoire carrée, c'est un homme de guerre banal en somme, si l'on excepte la lueur d'intelligence qui brille dans ses yeux d'un vert profond, et dont rien ne semble pouvoir leur échapper.

Son corps est lardé de cicatrices, des pieds jusqu'aux épaules. Mais il prend bien soin de les dissimuler.


En détails ...
NomLandryt Mandragoran
Signification du nom :Il s'agit du nom de sa mère qui venait du Gondor.
Dates :Né en 2992 3A à Hornburg
Ethnicité :Rohir / Eorling
Culture :Rohir
Signes particuliers :Cicatrice lui barrant les lèvres
En gameplay :Capitaine




Dernière édition par Landryt Mandragoran le 12/07/2009 à 05:19; édité 45 fois
Revenir en haut de page
Profil
Tribune
MP
www
 
Landryt Mandragoran
Compagnie du Roseau Blanc
Compagnon

Messages : 26
Message Posté le: 12/07/2009 à 05:19    
 

Un récit parmi tant d'autres


2992 3A, c'est l'année de ma naissance. Ma mère était une Femme du Gondor. C'est d'elle que je tiens mon nom, et vous n'en saurez pas plus à son sujet. Mon père l'aimait autant qu'on puisse aimer. Homme du Rohan, Cavalier de la Marche, il avait connu déjà bien des faits d'armes avant de la trouver, et il en connu d'autres jusqu'à ma naissance.

Fils de Guerrier, je fus élevé comme tel, bien que mon père ne chevaucha plus. La garde des remparts d'Hornburg restait une noble tâche, et il avait un enfant à sa seule charge. Je le soupçonne à présent de regretter ces jours de batailles et de galopades, alors que je le méprisais autrefois, lorsqu'il me parlait de la sécurité d'un foyer.

Mais passons ce qui, une fois de plus, ne vous regarde en rien. Lorsque je fus un homme, je me mis à mon tour à parcourir les plaines sauvages de mon Pays. Mon Eored était ma famille, les hommes qui la composaient mes amis, mes frères, mes parents. J'étais jeune et fougueux, comme bien d'autres. Je vis l'Ombre s'étendre sur notre Terre, comme bien d'autres.

Nombreuses furent les escarmouches que nous connurent. Des gens du pays de Dun, des pillards, et plus tard, des orques. De la vermine, tout au plus, que nous écrasions généralement sans la moindre perte. C'était alors un temps étrange, car tout était calme, et pourtant.

Puisqu'une Eored de cent vingt cavaliers en patrouille avait été jugée exagérée étant donné les ennemis rencontrés, notre Eored fut divisé en quatre, avec à sa tête un Capitaine. C'était en 3014, et j'étais devenu, à ma grande fierté, l'un de ces Capitaines. J'étais donc à la tête de trente Cavaliers du Rohan, et nous parcourions notre Terre presque chaque jour, parfois sans revenir à Hornburg avant plusieurs jours.

C'est en 3016, lors de l'une de nos sorties, que nous avons connu notre première et dernière vraie bataille. Nous allions vers le nord en une chevauchée qui aurait du durer plusieurs jours, jusqu'à atteindre les contreforts des montagnes. Mais au troisième jour, nous sommes tombés sur les traces d'une troupe armée marchant vers l'ouest. Évidemment, nous n'avions pas le savoir faire des Elfes en la matière, mais il était alors encore rare de voir entre cent et deux cents paysans sur les routes. Nous avons donc suivi ces traces pendant encore deux jours, nous éloignant toujours plus de notre objectif, et nous rapprochant des Gués de l'Isen.

Au milieu du troisième jour nous rattrapâmes la troupe, en même temps que nous entendîmes le Cor sonner. Il n'y avait aucun doute que là, devant nous, se déroulait une bataille. Et qu'à chaque minute passant, des Eorlingas tombaient.
Certains disent que la hardiesse mêlée au courage mènent des guerriers à la victoire. Ce que je sais c'est que j'ai sonné la charge et que nous avons galopé aussi vite que possible pour nous ruer dans les rangs ennemis. Si nous n'avions connu que des situations dans lesquelles nous étions en supériorité numérique, au moins savions nous tenir les rangs correctement et garder la tête froide durant une charge.

Le résultat fut des plus satisfaisants, étant donné que nous arrivions par derrière et qu'ils ne nous attendaient absolument pas. Près de la moitié des troupes ennemies étaient tombées, au bas mot 60 hommes, des pillards mal équipés mais féroces. Des sauvages, des bêtes. Contre 5 des nôtres. Évidemment, le problème alors était que nous étions bloqués au milieu d'eux et que l'étau se resserrait autour de nous.

J'aimerais écrire que nous nous sommes battus héroïquement, terrassant nos ennemis jusqu'au dernier, et sauvant les rescapés de l'autre compagnie. Mais ce ne serait qu'à moitié vrai. Empêtrés parmi les ennemis, nous n'avons pu ressortir de leurs rangs pour donner une nouvelle fois la charge. Si nous étions mieux équipés, nous nous battions à un contre trois. Très vite nous avons été débordés, désarçonnés. Le combat continua donc à pieds, et nous luttâmes effectivement vaillamment. Nous sommes sept à avoir survécu, sur les trente du départ. Et ce uniquement parce que notre charge avait permis à la quinzaine de cavaliers encore vivants de l'autre compagnie de se regrouper pour mener une nouvelle charge.
Nous avons effectivement achevé tous ces chiens jusqu'au dernier, mais de notre côté nous étions tous plus ou moins blessé. Plus que moins, pour ma part.

Plus d'une semaine fut nécessaire pour regagner Hornburg, avec huit chevaux pour dix neuf hommes. A mi chemin, une patrouille vint à notre rencontre, envoyée par Erkenbrand qui s'inquiétait de ne voir revenir aucune de nos deux compagnies.
Je dû rester plusieurs mois derrière les murailles pour me remettre totalement de mes blessures. Mais malgré ce que je pu en dire alors, ce ne fut pas en vain. Et c'est finalement ce qui me valu d'être envoyé dans le nord-ouest, en Eriador.

Landryt Mandragoran.


Revenir en haut de page
Profil
Tribune
MP
www
 
    Chapitres d'Estel -> Tribune libre Sujet précédent :: sujet suivant