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Phaenan
Épis de blé

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Message Posté le: 25/02/2009 à 01:47    Sujet du message : Aide de Jeu : Les noms chez Tolkien
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Choisir un nom... Voilà en quelque sorte la première des décisions à prendre lorsque l'on prépare un personnage, et dans le cas des Elfes de Tolkien cette première décision devient l'une des plus importantes. Et pourtant, il n'est malheureusement pas rare qu'un nom soit plus ou moins défini au hasard. Nous l'avons tous fait, en fait. Probablement. Je me souviens en tout cas que lorsque je me suis retrouvée devant l'écran de création de ma Mage sur WoW, j'ai commencé au hasard avec un "Pha", rajouté un "ë" pour réhausser un peu la sonorité avant de décider au pifomètre que terminer avec un "nan" sonnerait suffisamment féminin. Temps de réflexion, 10 secondes, le tout pour un nom qui au final a inspiré quelques "Monsieur Phaenan" à des interlocuteurs RP n'ayant pas la personnage en face des yeux.
Mais bon, c'était sur WoW ; et l'élasticité de l'univers permet à presque n'importe quoi d'y coller. Ici, dans l'univers de Tolkien, le sujet n'est pas aussi évident. A dire vrai, les sources en traitant sont souvent aussi éparses qu'obscures. Alors voici un petit guide, visant autant à énoncer quelques règles qu'à tirer un trait sur erreurs communes et autres conseils parfois erronés, livrés ici et là en pâture aux joueurs.


Tout ceci ne traite pas des sobriquets parfois attribués avec plus ou moins d'affection à un individu, mais uniquement des noms ayant une valeur aux yeux des autorités sous lesquelles vivent les personnages. Par exemple Grand-Pas n'est en aucun cas l'un de ses noms, mais uniquement un surnom - dépréciatif - lui étant donné et n'ayant aucune valeur légale.
De plus, l'ensemble du guide énonce des règles générales. En dehors des personnages Elfes, chez qui la culture est assez peu ouverte aux exceptions à la règle, les membres des autres Peuples peuvent fort bien s'éloigner de ces grandes lignes. D'autant que les personnages sont régulièrement arrachés à leur culture d'origine. Par exemple, combien de nos personnages Gondoréens ou Rohirrim côtoient régulièrement des Elfes ? Beaucoup ? En ce cas, si ces Elfes sont suffisamment liés d'amitié avec ces Humains (ce qui n'a rien d'automatique, ce sont des êtres centenaires ou millénaires, pas des aficionados de myspace) il devient imaginable qu'ils puissent tôt ou tard leur inventer un titre ou un surnom.

Enfin, le guide ne traite guère que des races et ethnies incarnables dans le jeu. Bien qu'il soit possible de décider en RP que tel ou tel personnage est un Homme de Dun, un Lossoth, ou autre, ces cas particuliers ne sont pas traités.


Vous trouverez à la fin du guide diverses listes de noms et autres dictionnaires visant à vous aider lorsque vous créez un nom. Ni l'un ni l'autre ne remplaceront cependant la lecture de l'ensemble. Smiley




Cas des Gondoréens



Au même titre que les derniers Dúnedain du Nord, les Gondoréens sont les lointains héritiers des Trois Maisons des Edain qui furent durant le Premier Âge lourdement influencées par leurs relations avec Sindar et - surtout - Noldor. Même en fin de Troisième Âge, ils portent ainsi des noms inspirés du Sindarin. Cependant, contrairement à chez les Elfes ces noms sont rarement en rapport avec la personnalité de la personne ; si un Elda peut discerner la nature de son enfant nouveau-né et le baptiser en conséquence, les Hommes du Troisième Âge en sont incapables. Si une telle chose survenait, elle serait - et devrait - être exceptionnelle et réservée à une famille ayant préservé la pureté de son lignage, ce qui est tout aussi exceptionnel.
Autre différence avec les Elfes, il n'est pas rare que les Gondoréens portent le nom de personnages notables des Jours Anciens, ou encore le même nom qu'un ancêtre. Ainsi nous avons chez les Intendants du Gondor un Turgon, un Boromir, ou encore Ecthelion I et huit générations plus tard un Ecthelion II. Ces homonymes ne sont probablement pas donnés au hasard : le Gondor a hérité d'une bonne partie des archives Númenoréennes, les Intendants recevant une éducation digne de leur rang ils savent sans doute au moins que Turgon fut un grand Roi Noldo. Bien que cela ne soit mentionné nulle part, il est probable que des noms portant un aussi lourd héritage ne sont pas donnés hors des familles les plus nobles... (Ce qui résout le problème qui se poserait en jeu, où un humain nommé Ecthelion serait sans doute assez vite renommé pour cause de violation de charte...)

Ce nom Sindarisant est le seul nom attribué à une personne, et constitue son nom légal. Occasionnellement, un Gondoréen pourra se voir attribuer un titre rappelant ses faits, mais cette tendance est devenue terriblement rare en fin de Troisième Âge et me semble à éviter. Si l'on me parle d'Aragorn, je vais inévitablement souligner qu'Aragorn est Dúnadan plus que Gondoréen, et qu'il a passé plusieurs décennies à Imladris. Aragorn est plus proche des Edain du Premier Âge que ne le sont tous les humains lui étant contemporains. Même Imrahil et Adrahil, Princes de Dol Amroth à la lignée de qui la légende attribue une touche elfique, n'ont pas de titre connu. Aragorn n'est à mon humble avis pas un exemple à suivre.

Exemples de nom : (consulter aussi les exemples pour Elfes)

  • Imrahil Image
  • Taenion Image
  • Aglarben Image
  • Bregion Image
  • Haldir Image
  • Maendir Image
  • Thurimen Image
  • Elwamil Image (signifiant "aimant le bleu" mais n'ayant rien à voir avec le fait qu'elle-même aime, ou non, le bleu...)
  • Aglareth Image
  • Bainwen Image
  • Candis Image
  • Dinenwen Image
  • Elhadril Image
  • Faelwen Image
  • Istiel Image
  • Meluithel Image
  • Laeriel Image




Cas des Rohirrim



Contrairement aux Gondoréens, les Rohirrim ne portent pas des noms puisés dans la langue sindarine, mais dans leur propre langue. Celle-ci s'apparente à notre Vieil Anglais, et si le nom est porteur de sens, il ne fait pas pourtant référence à la personnalité de l'individu. Vous pouvez trouver une liste assez complète de noms en Vieil Anglais en suivant ce lien, ou celui-ci, ou encore retrouver diverses listes de noms à la fin du présent guide. Le nom peut faire référence à la destinée du personnage, lorsque celle-ci est connue des parents (ex: þēoden, "Dirigeant du Peuple", pour Théoden), occasionnellement être affublé d'un titre faisant référence à tel ou tel événement ayant marqué la vie de l'individu (ex: Ednew, "Le Renouvelé", pour Théoden après les soins de Gandalf), ou encore un titre faisant référence à une caractéristique du personnage. (ex: Poing-de-Marteau, pour Helm, Neuvième Seigneur de la Marche)
Les titres et surnoms n'ont aucune valeur légale, et ne sont généralement pas utilisés sans être précédés par le véritable nom de l'individu. Personne n'interpelle Théoden d'un, "Hey, Ednew !", ça ne marche pas.

Exemples de nom :

  • Helm Image (signifiant "Heaume", si si) Poing-de-Marteau
  • Théoden Image
  • Ecglaf Image (celui de la bataille du Gouffre de Helm, nom signifiant "Chère Epée")
  • Aelfric Image
  • Cenwig Image
  • Cuthwulf Image
  • Ealdwine Image
  • Éowyn Image
  • Hild Image
  • Aldyth Image
  • Arwen Image (si si, c'est aussi un prénom Welsh ;)
  • Helewis Image


Etant données les origines ethniques du Peuple Rohirrim (à ce sujet, cf. le très intéressant article de Elisa Bes chez Hiswelókë) il me semble assez concevable que les autres Montagnards des Montagnes Blanches et Monts Brumeux puissent eux aussi avoir des noms s'approchant du Vieil Anglais, ou du moins d'une langue ayant des racines communes avec celle des Rohirrim. Enfin, ce dernier point reste du pifométrage de ma part, et n'a pas grande importance étant donné le nombre - nul - de joueurs incarnant des personnages montagnards. Smiley




Cas des Hommes de Dale



Bien que les Hommes de Dale soient de lointains cousins des Rohirrim, leurs noms ne sont pas puisés dans le Vieil Anglais mais dans les langues scandinaves, et plus particulièrement dans le Vieux Norois. Langue qui s'est de toutes façons incrustée en Ecosse et Irlande dès le VIIème siècle, et qui a donc notablement influencé le Vieil Anglais. Il est donc naturel de retrouver des ressemblances entre les noms des Rohirrim et des Hommes de Dale, ce qui est fort commode étant donné que, hey, ainsi que je le disais, les deux ethnies sont cousines...
En suivant ce lien, vous pouvez trouver un succinct dictionnaire d'Islandais qui peut servir pour donner un aperçu des sonorités présentes dans les noms des Hommes de Dale.

Nous n'avons malheureusement pas grand chose à nous mettre sous la dent au sujet des Hommes de Dale et de leurs noms. Faute de mieux, on peut estimer qu'ils fonctionnent d'une façon assez proche des Rohirrim : un seul nom légal, et un éventuel titre ou surnom.

Exemples de nom :

  • Girion Image
  • Bain Image
  • Agnar Image
  • Alarik Image
  • Dagur Image
  • Eskel Image
  • Sveinn Image
  • Erland Image
  • Galar Image
  • Cynwise Image
  • Anja Image
  • Alfhild Image
  • Eydis Image
  • Gunndís Image
  • Sigdis Image
  • Thyra Image




Cas des Hommes de Bree et des Hobbits



Il ne serait pas illogique que les Hommes de Bree portent des noms puisés dans la langue Sindarine, puisqu'ils furent longtemps sous la tutelle du Royaume d'Arnor puis des trois Royaumes, et pourtant, non. En fait, vers 1300-3A les Hobbits ont commencé à s'installer à Bree où ils sont restés pendant près de trois siècles. Je pense, mais pour ce que cela vaut ce n'est que mon idée, que c'est à ce moment là qu'un conflit d'influences s'est déroulé. D'un côté les noms des Dúnedain du Nord, dont la population n'a cessé de diminuer au fil des guerres, et de l'autre les influences des immigrants Hobbits. Or les Hobbits parlaient alors une langue proche du rohirique, sans grande surprise puisqu'avant de fuir vers Bree devant l'Ombre grandissante ils vivaient dans le Val d'Anduin à proximité des futurs Rohirrim. Ils n'ont donc pas transmis leur langue aux Hommes de Bree, mais leur inspirèrent peut-être l'usage de prénoms et noms puisés dans la langue commune et non plus dans le Sindarin.
Quoiqu'il en soit, en fin de Troisième Âge, les Hobbits et les Hommes du Pays de Bree (incluons là-dedans les très rares gens habitant à proximité du Pays de Bree) portent parfois des prénoms similaires, et ces deux ethnies sont les seules à employer un nom de famille.

Les prénoms sont simples, de préférence en deçà de quatre syllabes, et ceux des femmes ont volontiers des sonorités rappelant un nom de fleur. Le cas des Hobbits est un peu plus tordu ; certains auront des prénoms proches de ceux donnés à Bree, tandis que d'autres ... seront traités un peu plus loin.
Les noms de familles sont établis d'une façon assez proche de celle commune en France au cours du Moyen-âge. J'explicationne. Les noms de famille sont tous issus au départ d’un surnom individuel définissant un ancêtre. Si Aragorn n'était pas l'Homme qu'il est mais juste un gars de Bree, son fils aurait pu s'appeler "Eldarion Grand-Pas", ce qui aurait eu du chien n'ce pas ! Bref, les noms de famille proviennent de surnoms d'un aïeul et peuvent appartenir à l'une de ces catégories :

  • Surnoms évoquant le nom de baptême du chef de famille : Jehan Martin, c’est Jehan, fils de Martin
  • Surnoms évoquant l’origine géographique ou la localisation. Ce peut-être lié, soit à un voisinage (Castagnier, près d’un châtaignier, Nouet, près d’un endroit marécageux), soit à la provenance dans le cas d'un immigré.
  • Surnoms traduisant le métier : Jehan Marchand, Jehan Boulanger, etc...
  • Surnoms nés d’un sobriquet : Charles le Chauve, Jehan Courtois, etc....

En ce qui concerne les noms de famille issus d’un métier, ils sont, pour la plupart, liés à la vie agricole ou à l’artisanat :

  • Fromentin : producteur de blé
  • Rabier : producteur de raves
  • Coulomb ou Coulon : éleveur de pigeons
  • Cabrera : éleveur de chèvres
  • Poudevigne : celui qui taille les ceps
  • Messonnier ou Métivier : tenancier d’une ferme
  • Pelletier : celui qui fabrique ou vend des fourrures
  • Larsonneur : Fabriquant d’arçons

Chez Tolkien et dans le cas des Hobbits et Hommes de Bree, il est aussi possible qu'une famille se ramasse un nom de plante. Ne pas me demander la logique sous-jacente, je ne pense pas qu'il y en ait vraiment une. Par exemple "Poiredebeurré" ou, au hasard, "Balsamine", si si, vraiment au hasard.


Exemples de prénom commun à Bree : (ajoutez simplement un nom de famille)

  • Pour les femmes Image
    Agathe Aliénor Alix Anatasie Aude Aurore Blanche Camille Catherine Clémence Clothilde Colombe Constance Cyrielle Emma Eulalie Flore Iseult Jeanne Margot Marguerite Mathilde...
  • Pour les hommes Image
    Adelphe Adrien Anthèlme Arnaut Arthur Aurèle Baudoin Bertrand Clément Clotaire Colin Flavien Florentin Gaël Gaëtan Gaspard Gaultier Gauvin Guillaume Nestor Pierre Robin Roland Théobald Thimotée...


Simple, n'est-ce pas ?
Sauf que non, c'est pas aussi clair que cela. Nous avons deux cheveux sur la langue commune.

Premièrement, le Westron, la "langue commune" parlée par ceux de Bree et par les Hobbits, est représentée par l'anglais dans le dispositif littéraire de pseudo-traduction adopté dans le Seigneur des Anneaux. Ce qui inspire immédiatement une question. Si si. Ca l'inspire, cette fameuse interrogation. "Doit-on donc employer des prénoms anglais ? Ou bien adapter en français ?"
Je n'ai pas vraiment de vérité absolue à asséner en guise de réponse. Dans la traduction officielle du SdA certains noms furent transformés afin d'être plus causants pour le lecteur français, comme Barliman / Prosper, tandis que d'autres - comme Harry - ne le furent pas. Les noms de famille, de leur côté, sont en revanche traduits ou adaptés, tel Butterbur / Poiredebeurré et Goatleaf / Chèvrefeuille dans le cas des deux précédents exemples. En ce qui me concerne, l'emploi d'un prénom anglais (ou d'une autre origine) ne me semble pas dérangeant tant que le nom s'adapte bien à des dialogues francophones. Un Geoffrey anglo-saxon n'hérisse pas plus le poil qu'un Geoffroy franchouillard. A l'inverse, la variante moderne de ce prénom d'origine germanique, "Jeffrey", me semblerait un peu trop s'éloigner des sonorités françaises pour se faire dans les phrases une place douillette. La remarque vaut aussi pour un Akihito jap', ou un Amanza corse. A l'inverse, nous avons une Isobel dont le prénom écossais reste bien adapté aux sonorités de la langue française. (et pour cause, ça reste proche de la VF, à savoir Isabelle)
Bref, pas de règle, si ce n'est celle de faire preuve de sens commun. Smiley

Certains prénoms Hobbits constituent notre second cheveux sur la soupe linguistique. Pointons tous d'un même geste un index accusateur vers les Frodon et autres Bilbon, qui ne suivent pas exactement la norme expliquée des prénoms médiévaux...
En fait, nous nous retrouvons à nouveau empêtrés dans l'une des toiles d'araignée laissées par Tolkien et son oeuvre à jamais inachevée. A l'origine, il imagina une langue propre aux Hobbits - paradoxalement qualifiée d'Hobbitique - différente du Westron, qui était alors dans son esprit la langue des Elfes de l'Ouest. Ce qui vous explique désormais le nom, si vous vous étiez un jour demandé pourquoi parler de "Langue de l'Ouest" pour désigner une linga franca... Bien que cette vision fut finalement abandonnée, il est possible qu'elle ait pu inspirer divers prénoms à Tolkien avant de sombrer dans l'oubli au fil de la rédaction du SdA. Dans la version finale du SdA, les Hobbits ne parlent plus une langue leur étant propre, mais uniquement un dialecte tiré de la langue commune. Le dialecte en question consiste plus en une déformation régionale, qui permet par exemple à Harry Chèvrefeuille d'immédiatement reconnaître " l'accent hobbit" lorsque les quatre bras cassés se ramènent à la porte de Bree. Ce dialecte Hobbit reprend probablement quelques racines dans leur ancienne langue - proche du Vieil anglais - mais aussi quelques éléments celtiques, car lorsqu'ils arrivèrent à Bree, divers Hobbits (ceux des Forts principalement) adoptèrent des éléments de la langue des Hommes de Dun. C'est le même dialecte Hobbit qui amène Pippin à tutoyer l'Intendant du Gondor. L'anglais plus ancien servant de "langue commune" au Gondor différencie tutoiement et vouvoiement ; mais si les Hobbits ont choppé des éléments de gaëlique au cours des siècles, la distinction entre sibh et - le vous et le ... tu ! - n'existe pas pour eux... Et voilà Pippin qui se retrouve à tutoyer l'Homme ayant le plus grand pouvoir politique de la Terre du Milieu à son époque !
Ces distinctions entre l'anglais plus ou moins moderne attribué par Tolkien à ses peuples imaginaires (peuple ancien = langue plus proche de ses racines et moins moderne) sont malheureusement complètement passées à la trappe dans la traduction française du SdA.


Fin de la parenthèse plus grande que la thèse, et retour aux prénoms Hobbits, je vous prie. Cessons donc de nous disperser. D'une influence linguistique à l'autre, les prénoms Hobbits ne correspondent pas forcément à nos prénoms médiévaux et peuvent être classés en cinq catégories :

  • A) Prénoms tirés de légendes Hobbits et Humaines :
    Ceux-ci apparaissent dans les anciennes familles de la Comté, comme les Touque, et puisent volontiers dans le Vieil Anglais. On y retrouve par exemple Bandobras ou Fredegar... Certains prénoms de cette catégorie peuvent réapparaître d'une génération à l'autre, comme Isengrim IIIème du nom, un Touque ayant vécu vers 1200-3A.
  • B) Les prénoms sans signification puisés dans le dialecte Hobbit :
    Ils sont courts - rarement plus de deux syllabes - et se terminent généralement en "-o" ("-on" en français, parfois) pour les prénoms masculins et en "-a" pour les prénoms féminins.
  • C) Prénoms inventés depuis le Vieil-anglais :
    Contrairement à ceux de la catégorie A qui sont réellement utilisés en Vieil-anglais, ces prénoms là sont simplement composés en accolant des mots communs du Vieil-anglais afin d'obtenir un résultat original. Samwise, Samsagace en français, est l'un de ces prénoms, signifiant "à demi sage".
    Ils sont relativement rares.
  • D) Prénoms issus de fleurs ou gemmes :
    Uniquement accordés aux femmes, ces prénoms reprennent des noms communs en ajoutant parfois le "-a" final afin de féminiser le tout aux yeux ébaudis des Hobbits (ébaudis des Hobbits, je la ressortirai celle-là) ou plus rarement un "-y", probablement dans le même but.
  • E) Prénoms inspirés du gaëlique :
    Typiques du Pays de Bouque, où les gens sont un peu étranges c'est bien connu, ces prénoms prennent leur source dans le contact entre les Forts et les Hommes de Dun. Ils ne se rencontrent pas ailleurs en Comté, et on en trouve un bon nombre dans la famille de Touque.


Exemples de prénom purement Hobbit :

  • Isumbras Image (catégorie A)
  • Gerontius Image (catégorie A)
  • Adalgrim Image (catégorie A)
  • Hildibrand Image (catégorie A)
  • Balbo Image (catégorie B)
  • Mungo Image (catégorie B)
  • Largo Image (catégorie B)
  • Longo Image (catégorie B)
  • Bingo Image (catégorie B)
  • Barliman Image (signifiant "bavard", catégorie C)
  • Kalimac Image (signifiant "gai, joyeux", version "Pays de Bouque" du nom de Merry... Catégorie E)
  • Lalia Image (catégorie A)
  • Pervinca Image (catégorie A)
  • Rosamunda Image (catégorie A)
  • Adamanta Image (catégorie A)
  • Reginard Image (catégorie A)
  • Chica Image (catégorie A)
  • Prisca Image (catégorie B)
  • Belba Image (catégorie B)
  • Dora Image (catégorie B)
  • Primula Image (catégorie B)
  • Tanta Image (catégorie B)
  • Ruby Image (catégorie D)
  • Primrose Image (catégorie D)
  • Sapphira Image (catégorie D)




Cas des Nains



Ils posent un soucis, car s'ils portent des noms dans leur langue on ne sait rien de ces noms si ce n'est qu'ils ne les divulguent pas. Donc seuls restent les noms que les nains utilisent au contact des autres Peuples, leur "nom extérieur". Et c'est là que ça part en vrille. Car Tolkien avait commencé, sans trop réfléchir, par emprunter les noms des contes Scandinaves pour ses premiers Nains. Ceux du Hobbit, et ceux de travaux encore antérieurs, où les Nains étaient une race mauvaise luttant contre les Fées/Elfes. Mais, sa conception des Nains a pas mal évolué depuis et le démiurge s'est retrouvé encouiné par son propre univers, avec des noms en Norrois qui n'avaient plus rien à faire là mais qu'il fallait pourtant bien conserver.
Du coup, il a établi que les Nains choisissent comme nom extérieur un nom qui pourrait être utilisé par les Hommes qu'ils fréquentent. La langue des Hommes de Dale s'est retrouvée représentée par le Vieux Norrois dans le dispositif littéraire de pseudo-traduction adopté dans le Seigneur des Anneaux, et ainsi les Nains de l'Erebor pouvaient logiquement emprunter des noms aux sonorités scandinaves.

Sauf que, la Couette droite se dresse et se demande aussi sec pourquoi, dans ce cas, faudrait-il considérer que les Nains vivant en Ered Luin, dans les Ered Nimrais, où peu importe où tant que c'est loin de Dale, empruntent eux aussi des noms en "Dalien" / Norrois. Ne serait-il pas plus logique pour un Nain de l'Ered Luin d'emprunter un nom aux sonorités sindarine, ou à la rigueur aux sonorités proche de celles de la "langue commune" des Hobbits, avec qui ils commercent beaucoup ?
Après tout, tous les Nains ne sont pas nés et élevés en Erebor, et des Nains restèrent près de deux siècles aux Portes de Thorin *avant* d'aller rejoindre l'Erebor...

Bref, quoiqu'il en soit, un nain portera un seul nom tiré de la langue des "non Nains" le plus côtoyés (qui ne sont pas forcément, à mon sens, les Hommes de Dale...) auquel un titre vient parfois s'ajouter. L'ajout de titre n'est pas systématique, et encore une fois, le titre n'a pas valeur de nom. Dans The Hobbit, Thorin Ecu-de-Chêne n'est à aucun moment appelé "Ecu-de-Chêne" tout court. Oui, j'ai vérifié. Smiley
Ils font aussi parfois référence à leur ancêtre, mais moins en tant que nom que lorsqu'il est question de s'adresser à un Nain avec une certaine déférence. Par exemple : "Thorin fils de Thrain, Ecu-de-Chêne".

Pour les exemples de noms, référez-vous simplement aux exemples donnés pour les autres peuples. L'écrasante majorité du temps, les gens vont utiliser des noms tirés de la langue de Dale pour baptiser leur nain ; choisir d'autres sonorités revient donc probablement à s'exposer à des risques de lynchage de la part de quiconque ayant trop à l'esprit "Nom de Nains = Norrois". Par esprit de contradiction, pour ma part je m'amuserai peut-être à regarder du côté de l'Adûnaïc, l'ancienne langue des Hommes qui a l'avantage d'avoir des sonorités assez dures collant assez bien aux Nains. En vérité, il est suggéré dans les HoME que celle-ci fut autrefois fortement influencée par le contact avec les Nains durant le Premier Âge, et à l'époque les Nains ne portaient probablement pas de nom extérieur "Norrois", mais des noms extérieurs en Adûnaïc. (corpus d'Adûnaïc consultable en fin du guide)




Cas pénible des Eldar



C'est là que je vais m'amuser. Parce que les Elfes ont une armada de possibilités pour les noms, sans que rien ou presque ne puisse partir en roue libre. Chez les Haut-Elfes de Tolkien, le don du nom est une forme d'art ! En fait, les Elfes Noldor (peut-être sont-ils différents des autres Eldar à ce sujet, mais ce plaisir à la création artistique me semble aussi bien coller aux autres Elfes...) ne sont considérés comme intellectuellement matures que lorsqu'ils sont capables de lámatyávë, c'est à dire lorsqu'ils sont capables d'apprécier les sonorités et la structure des mots et noms. Chez les Noldor, cette capacité de lámatyávë est en vérité un trait définissant l'individu, considérée plus importante que ne le sont les cheveux, les mains ou le regard... Autant dire que les Elfes ne choisissent au hasard les noms de leurs enfants. Selon les Peuples, le nom sera plus ou moins complexe ; chez les Savants, les Noldor, le nom sera autrement plus recherché que chez les Sylvains. Je tenterai aussi de rappeler ces différences avec ces blasons :

  • Noldor : Image
  • Sindar : Image
  • Nandor : Aucun. Si vous voyez un autre blason, c'est que je doute que cela soit bien adapté à la culture des Nandor.


Expliquons donc.
Si vous me le permettez (et si ce n'est pas le cas, tant pis, je n'ai pas attendu, rustre que je suis) je vais utiliser le cas de l'une de mes personnages - Hríviel - pour illustrer chaque partie.

Les Elfes portent rarement un nom unique sans surnom, et cela n'arrive jamais chez les Noldor et les Vanyar, dont on se fiche en l'occurrence vu qu'ils passent leur vie à siroter du thé glacé sur les plages de sable blanc d'Aman. En théorie, Sindar et Nandor ne reçoivent souvent qu'un seul nom, mais les surnoms peuvent aisément être donnés en souvenir d'un événement ou en hommage à une caractéristique physique ou morale de l'Elfe. Aussi, dans les faits, Sindar et Nandor portent régulièrement un nom et au moins un surnom (la longévité diminuant les chances de n'être jaaaaamais surnommé par l'un des leurs...) tandis qu'un Noldor portera trois noms ou plus auxquels divers surnoms et titres pourront venir s'ajouter.
Comment donc reconnaître le nom "légal" d'un Elfe ? En fait, c'est plus simple que cela pourrait l'être : pour les Eldar, le patronyme est le nom le plus important.

C'est à la naissance qu'un Elfe reçoit son patronyme, un nom inventé - ô surprise - par le père du nouveau-né. Ce nom est annoncé lors d'une cérémonie (nommée Essecarmë, pour les curieux) en présence des deux familles et devient le nom légal de l'enfant. Ce nom reste souvent inchangé au fil du temps, bien qu'il puisse s'adapter à l'évolution de la langue (car même les langues elfiques évoluent au fil du temps) cependant il semblerait que le père puisse parfois décider de modifier le patronyme de son enfant. Ainsi, dans certaines versions des légendes Finwë baptisa son aîné Finwion, "Fils de Finwë", avant de changer le patronyme en Curufinwë , "Adroit Finwë", lorsqu'il réalisa les nombreux talents de son fils. Ce droit à la modification du patronyme ne se retrouve cependant pas dans toutes les sources, et dans tous les cas un Elfe ne pourra à aucun moment modifier son propre patronyme.
Il est commun que le patronyme reprenne une partie du nom du père ou de la mère selon que l'enfant est un garçon ou une fille. Ce recyclage du patronyme parental était bien plus fréquent au cours de l'Âge des Arbres, mais les Eldar prirent l'habitude de concevoir des patronymes plus recherchés, probablement pour que les noms conservent leur caractère original en dépit de la croissance démographique. Nous retrouvons donc au cours des Années du Soleil des exemples de nom ne reprenant pas une partie de l'un des patronymes parentaux ; Arwen (Elrond+Celebriand), Idril (Turgon+Elenwë), ou encore Maeglin (Eöl+Aredhel). Quoique qu'il en soit, le nom ainsi inventé par le père est toujours porteur de sens. Il semblerait cependant que dans la culture des Nandor, la symbolique du patronyme ne soit pas obligatoirement lié à l'une caractéristiques propre au nouveau-né.

Exemple Phaenesque :

  • Amrúnië, "Femme de l'Orient", ou plus prosaïquement "Femme du Lever de Soleil", donné en allusion à l'époque de sa naissance mais aussi retouché quelques années plus tard afin de souligner un caractère vif
  • La fille d'Amrúnië reçut à son tour le patronyme suivant : Milyamrúnië, "Douce fille d'Amrúnïe", en référence à son tempérament bien moins ardent que celui de sa mère


Différents noms peuvent venir s'ajouter au patronyme, et le font souvent, comme indiqué plus haut. Ces noms sont des anessi, les "noms ajoutés" ou "noms donnés". Le principal nom ajouté est donné par la mère. Il semble que ces matronymes soient moins fréquents chez les Sindar et Nandor, mais rien n'indique qu'ils ne se retrouvent pas chez ceux-là.
Le matronyme, ou amilessë, est donc un nom inventé par la mère. Si celle-ci annonce publiquement le nom, le matronyme est alors ajouté au nom légal de l'Elfe, et se trouve alors placé immédiatement après le patronyme. Les matronymes ordinaires ne sont pas forcément donnés à la naissance et sont en vérité régulièrement donnés en d'autres occasions, lorsque la mère peut concevoir pour son enfant un nom illustrant quelque caractéristique dominante de sa nature telle que perçue par elle.

Sous certaines conditions, expliquées ci-dessous, les mères peuvent aussi donner des matronymes moins communs. Ce sont les matronymes de déduction, et les matronymes de prévue.

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    Les matronymes de déduction, ou amilessi tercenyë, décrivent la nature profonde de l'enfant. L'exemple le plus connu est celui de Curufinwë, que les chroniques retiennent bien plus sous son matronyme : Fëanor. Nous n'avons pas dans le Legendarium d'exemples de d'amilessi tercenyë chez les Sindar ou Nandor, mais il ne me semblerait pas choquant d'en croiser de temps en temps chez les Sindar. Après tout, les noms parvenus jusqu'à nous sont tirés de chroniques incomplètes (certains Elfes n'étant connus que par des surnoms n'ayant aucune valeur légale) et des Sindar ont pu perdre leur matronyme en cours de route. Tête en l'air, ces Sindar.
    A noter que cela dépend de l'origine du Sinda. Un Sinda vivant en Forêt Noire ou en Lórien y vit justement pour rester éloigné des Noldor et de leurs traditions, probablement car il leur reproche (à raison) de trimballer la guerre dans leurs valises, ou - pour les plus anciens - parce que sa famille a souffert de leurs actes durant le Premier Âge. Il est donc improbable qu'il les imite. A l'inverse, un Sinda vivant au contact de Noldor - à Imladris en fin de Tiers Âge par exemple - pourrait bien plus être amené à adopter leurs coutumes.
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    Les matronymes de prévue, ou amilessi apacenyë, sont très rares pendant les Jours Anciens, et probablement encore plus rares en fin de Tiers Âge. Ils n'apparaissent que chez les Noldor, n'apparaissent pas du tout à chaque naissance, et l'un dans l'autre ne courent pas les rues... Par ces matronymes, la mère prédit la destinée de l'enfant ; et puisqu'il n'y a pas de prédiction en la Terre du Milieu sans l'intervention d'un Ainu ou d'Eru en personne, ces matronymes ne peuvent survenir sans que la destinée de l'enfant inspire suffisamment "Dieu ou ses Saints" pour que l'un d'eux se déplace pour chuchoter quelques mots à l'oreille de la mère... S'il est probable que certains Vanyar, sur leur plage de sable blanc, portent de tels matronymes, il me semble peu crédible qu'un Moriquendi en reçoive un.


Suite de l'exemple Phaenesque : Amrúnië Hríviel


Nous voilà donc avec les patronymes, et les matronymes.
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Mais ne vous parlais-je pas un peu plus tôt de cette cérémonie, au cours de laquelle l'Elfe se choisit un nom ? Si si, souvenez-vous de la notion de lámatyávë.
Chez les Noldor, les enfants démontrent ainsi de leur talent dans le maniement de leur langue, en s'inventant un nom lorsqu'ils ont entre sept et dix ans. A ce sujet, un rappel : à cet âge là, les enfants des Eldar sont physiquement moins développés qu'un Humain du même âge, mais ont dors et déjà l'esprit d'un Humain adulte. Lorsqu'ils sont jugés capables d'apprécier pleinement les subtilités de leur langue, les enfants des Noldor peuvent annoncer le nom qu'ils se sont inventés au cours d'une cérémonie nommée Essecilmë, le "Choix du Nom". Il s'agit là d'une tradition des Noldor, en souvenir des Jours de l'Eveil où les Eldar de la première génération se baptisèrent eux-mêmes. Cependant, libre à chacun d'estimer à quel point la culture Noldor peut avoir eu un impact sur un personnage Sinda. Pour les Nandor, c'est là encore un peu plus délicat mais peut-être la tradition existe-t'elle encore par goût de l'art et amour des sonorités, sans pour autant que les Nandor se souviennent que c'est à l'origine une manie de Noldor...
A noter que puisque les Noldor manient leur langue maternelle - le Quenya - lorsqu'ils choisissent leur nom, il semblerait assez naturel que si des Sindar venaient à adopter cette tradition, ils utiliseraient alors le Sindarin pour le Choix du Nom.
Le nom choisi, ou cilmessë, est considéré aussi important que le patronyme et se voit parfois qualifier de "Second nom". Durant les Jours Anciens, les cilmessi n'avaient pas systématiquement de signification, l'enfant choisissant parfois le nom pour sa seule esthétique. Nous ignorons si cette éventuelle absence de signification se retrouve toujours dans les noms choisis au fil des Second et Troisième Âges.

Contrairement au patronyme, qui est public, le nom choisi est réservé à un usage privé. Les Noldor considéraient les cilmessi en tant que possession personnelle, qu'ils étaient libres de partager avec famille et amis, mais qu'il n'était pas possible de dérober, ou d'employer sans permission. (rappel : Les Eldar ne s'approprient pas de ce qui ne leur appartient pas, c'est un axan, une des lois que les Elfes se doivent de respecter)
Interpeller un Elda par son nom choisi sans être de sa Maison - famille - et sans être lié avec lui par une grande amitié ou par une nette affection est aussi présomptueux de la part de la personne appelant, qu'insultant pour l'Elfe ainsi appelé. Il arrive même qu'il soit tenu secret pour les ennemis, bien qu'il ne faille surtout pas y voir une crainte liée à une quelconque "magie", mais uniquement comprendre que cela souligne combien ces noms sont - aux yeux des Eldar - liés à la personnalité de l'individu les portant.

Autre différence avec le patronyme, le nom choisi peut être modifié, bien que cela ne soit pas fréquent. Puisque les Elfes sont immortels, mais ne traversent pas pour autant les siècles en restant inchangés, il arrive que leur lámatyávë évolue. Ces changements sont néanmoins plus l'apanage des hommes, les femmes Elfes étant plus constantes et souvent moins enclintes à des changements aussi profonds. Lorsqu'un Elda décide de modifier son nom choisi, l'ancien n'est cependant pas abrogé. L'ancien cilmessë continue à être employé dans le nom complet de l'Elfe (qui contient alors les deux noms choisis) que cela soit dans les situations solennelles ou dans les documents légaux.

Suite de l'exemple Phaenesque : Amrúnië Hríviel Sílarînë
Sílarînë faisant allusion au fait qu'elle a hérité des yeux et du regard de sa mère.



Fiou.
Fichus Elfes. Patronymes, matronymes, et egonymes. Et un barbarisme pour le même prix.

Mais ce n'est pas tout !
Un peu plus haut, je parlais des surnoms, qui sont des anessi - noms ajoutés - au même titre que les matronymes. Les surnoms - epessi - ne sont cependant pas considérés comme de véritables noms. Ils sont probablement particulièrement fréquents chez les Eldar, car si la théorie voudrait que tous n'en portent pas, il me semble difficile d'imaginer qu'un Elda ayant vécu six siècles n'ait à aucun moment inspiré un surnom à ceux de son entourage... Certains de ces surnoms sont publics, comme le Erchamion de Beren (Humain, je sais, mais Adan et surnommé par des Eldar, c'pareil), d'autres sont considérés aussi privés et intimes que les cilmessi, tel le Tinúviel de Lúthien... Tout dépend de qui invente le surnom, pour quelles raisons, etc. Les epessi font rarement partie du nom complet d'un Elda, mais, lorsque cela arrive en raison d'un emploi répandu et réputé, ces surnoms figurent en dernière position sous la forme : "appelé par certains Telcontar" ou "parfois connu comme Mormacil".
Un Elfe reste évidemment libre de ne pas accepter un epessë, et les surnoms péjoratifs ne sont jamais considérés comme epessë.

Suite de l'exemple Phaenesque : Amrúnië Hríviel Sílarînë
Le nom complet n'a pas changé, n'incluant pas les surnoms. Certains l'ont ainsi par le passé nommée Thingódhel, mais cette Elfe n'étant ni particulièrement connue sous ce nom ni spécialement réputée, le surnom n'est pas ajouté au nom complet.


Enfin, il peut arriver qu'un Elfe présente simplement une traduction de son patronyme en tant que surnom, lorsqu'il traite avec ceux d'autres Peuples. C'est le cas de Legolas Verte-Feuille, ou encore de la manie qu'a Hríviel de parfois se présenter en tant que "Aurore", principalement lorsqu'elle a affaire à des enfants humains. Mais ceci ne peut pas vraiment être considéré comme un epessë, et encore moins comme un nom à part entière... Dans le même ordre d'idée, les rares Noldor suffisamment anciens pour avoir un nom public puisé dans la langue Quenya (ou pire, en Telerin) utilisent aussi parfois une version sindarine de ce nom. Au cours des Jours Anciens, cet usage était suivi afin de respecter l'édit de Thingol ; depuis la fin du Premier Âge, plus rien n'oblige à ce genre de manip'. Ce fut le cas de Findaráto, Finrod, ou encore de son frère Aikanáro, Aegnor. Mais, d'une part ces adaptations ne sont que des adaptations et non pas des noms supplémentaires, et d'autre part ces Elfes sont pratiquement tous morts ou depuis longtemps retournés à l'Ouest...


Dans quel ordre mettre tout cela ?
En soit, c'est un peu selon les cas. Si la plupart utilisent principalement leur patronyme, éventuellement suivi d'un surnom, certains Elfes vont favoriser leur matronyme lorsque celui-ci a été solennellement annoncé par la mère. D'autres encore, comme Gil Galad ou Thingol, deviennent plus connus sous un simple surnom que sous leur nom véritable. D'autres encore, vont décider de changer l'ordre de leur nom au fil du temps, répondant aux événements passés ou à une nouvelle situation présente. Plus ou moins à chacun sa sauce, me semble-t'il. Si quelqu'un connait une règle à ce sujet, je n'ai pas la science infuse disais-je, je serais ravie de la découvrir. Smiley
Nota bene : Thingol n'avait pas de patronyme, faute d'avoir un pôpa, et n'a donc snobé aucun patronyme en se faisant appeler autrement en permanence...

Dans tous les cas, le patronyme reste une partie obligatoire du nom complet tel que les coutumes des Eldar le reconnaissent. Dans le cadre d'une rencontre solennelle il est donc probable qu'un Elfe utilisera toujours son nom complet pour se présenter, même s'il préfère être uniquement appelé par son matronyme en temps normal.


Exemples de nom : (consulter aussi les exemples pour Gondoréens)

  • Celephindir Image
  • Morfindir Image
  • Arveldir Image
  • Boridhren Image
  • Candir Image
  • Curudor Image
  • Lendor Image
  • Elwamil Image (si cette Elfe aime réellement le bleu...)
  • Malrin Image
  • Rirosel Image
  • Haneth Image
  • Hwithel Image
  • Maenien Image
  • Nirthel Image
  • Thurisel Image

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N'utilisez pas le Quenya sans avoir une excellente raison RP de le faire !
Au Troisième Âge, c'est une langue morte, même pour les Elfes. Certains Elfes Sylvains ne parlent déjà même pas la langue commune, tous les Elfes ne sont pas de savants linguistes.





Recyclage d'un nom d'ancêtre



Certaines races et ethnies réutilisent librement les noms dors et déjà attribués par le passé. D'autres noms. Un petit récapitulatif, demandez-vous ? Oky doky.

Noms uniques :

  • Elfes, qui poussent le vice jusqu'à ne "jamais" réutiliser un nom qui fut déjà donné par le passé. C'est la théorie. Maintenant, je ne suis pas certaine que le petit couple Nandor du Troisième Âge se souvienne du nom de tous les Elfes ayant vécu en Ossiriand sept mille ans plus tôt... Disons donc qu'au sein d'une même communauté, et pendant très longtemps, un nom elfique restera unique, et qu'ils ne donneront pas à un enfant un nom d'un grand personnage des Jours Anciens.
  • Rohirrim, où du moins n'ai-je pas trouvé d'exemple de nom à nouveau donné à un descendant direct. Etant donné la tradition purement orale du Rohan, et la mémoire inexistante de l'Humain ordinaire, il est cependant possible que cela arrive par hasard au fil des générations. Il est aussi fort probable qu'il existe des homonymes au sein de familles différentes, même s'ils vivent à la même époque.

Noms recyclés :

  • Gondoréens, les noms d'ancêtres sont réutilisés, et les noms de personnages emblématiques sont "souvent" réutilisés. Genre Boromir, que l'on retrouve trois fois depuis le Premier Âge, depuis le premier qui n'était pas la moitié d'un Beren. Je veux dire, d'un manchot.
  • Hobbits
  • Nains, comme dans le cas des Gondoréens il est improbable que les Nains choisissent involontairement un nom extérieur appartenant déjà à un personnage historique ou à un de leurs propres ancêtres.
  • Hommes de Dale
  • Hommes de Bree

Aucune idée :

  • Hommes de Dun et divers Mauvais Hommes
  • Lossoth





Références et listes de noms



Listes de noms à emprunter :





Sources et références :
- J.R.R. Tolkien, Laws and customs among the Eldar - Of naming, HoME X
- Annals of Arda pour vérifier les noms des différents peuples
- David Lambenórë Giraudeau sur les prénoms Hobbits (visitez son site, bourré d'articles très intéressants)
- Moi et mon nombril, sur pas mal de choses. Façon peu élégante de dire que je n'ai pas le courage d'établir une liste exhausive de tous les textes que j'ai un jour lu à ce sujet. Les Appendices du SdA en font surement partie, tout comme divers passages de l'HoME XII


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« Quoi que tu rêves d'entreprendre, commence-le. L'audace a du génie, du pouvoir, de la magie. »

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