Chapitres d'Estel -> Plume d'Airain -> [Anim] Bon vin ne saurait mentir (octobre 2008)
 
Cyneheard
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Message Posté le: 13/10/2008 à 21:01    Sujet du message : [Anim] Bon vin ne saurait mentir (octobre 2008)
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Hors-personnage :
Texte annonçant une animation qui se déroulera sur Estel au cours de la dernière dizaine d'octobre. Le prologue et les premiers contacts seront publiés au cours de la semaine à venir, et apporteront plus d'éléments que ce texte volontairement évasif.




Vents du sud

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Pays de Bree



Des coups de maillet résonnèrent à nouveau entre les murs de la cave. Accroupi devant la lourde barrique qu'il venait de caler tant bien que mal, l'homme poussa un râle satisfait et s'essuya le front.
« C'est pas tout ça ... », lâcha-t'il en se relevant.
Les poings au creux des reins, l'homme grimaça en bombant le torse afin de se tenir droit. Il marmonna quelques mots tout en ramassant ses quelques outils, pestant d'avoir passé l'âge de rester à quatre pattes trop longtemps. Son bardas finalement rassemblé entre ses mains et dans ses bras, il souffla les deux bougies éclairant la cave, puis emprunta les escaliers menant au rez-de-chaussée.

Parvenu dans la salle commune de la maisonnée, l'homme s'y arrêta. Autour de la table chargée en cartes et divers parchemins rassemblés au fil des dernières semaines, ses deux employeurs levèrent – presque simultanément – les yeux vers lui, avant de reprendre leur dialogue. L'idée d'attendre bras chargés ne l'enchantait guère ; cependant, il prit son mal en patience, regardant le couple. Tout deux étaient arrivés au pays pendant l'été, se pointant en plein Andrath avec leur caravane et une pauvre douzaine de gens en armes. Y paraissait qu'ils étaient en bons termes avec les chefs, au Sud, et – du coup – ceux du Plateau s'étaient retrouvés impliqués dans leurs plans. Personne n'en savait beaucoup plus, à part peut-être les chefs et ses hommes de confiance, comme Fougeron. Jetant un œil vers la porte, il croisa le regard du gars en armes. Faut dire qu'y donnent pas envie de causer, songea-t'il, haussant les épaules et baissant les yeux.
« La cave est prête ? »
Quittant ses pensées, il releva les yeux vers celui l'interrogeant.
« Ouais chef. Même si un truc les secoue, y bougeront pas. »
En face de lui, l'homme acquiesça plusieurs fois, se passa la main dans la barbe, puis fit claquer sa langue.
« Bon boulot. On se reverra. »
Réajustant ses outils contre lui afin d'éviter qu'ils ne glissent à terre, l'homme salua comme il le pouvait, puis sortit de la maisonnée sous le regard du garde, qui referma aussitôt la porte derrière lui.

Resté à côté de la table, le barbu saisit l'une des cartes qui s'y trouvaient.
« Comment ça s'annonce chez le gros ? »
« Poiredebeurré ? », répondit la femme à ses côtés, reprenant aussitôt :
« J'ai longuement expliqué craindre que ces rumeurs de meurtre dans son établissement soient fondées. De fil en aiguille, il s'est presque persuadé que je lui rend service en acceptant de dormir dans l'une de ses chambres. »
La femme ponctua sa tirade d'un sourire sardonique.
« Si seulement le monde entier était aussi épais que ces culs-terreux. », rétorqua l'autre, haussant simplement les sourcils de surprise avant de reprendre, « Bien. Alors lançons la machine. »
L'homme se détourna, haussant la voix.
« Îbal ! »
Des bruits de pas se firent entendre dans une pièce voisine, et bientôt un homme – teint hâlé, front haut et cheveux noirs de jais – se glissa dans la salle commune. Le Dunlending salua brièvement le couple d'un signe de la tête.
« Que l'alcool du pays coule à flot. », reprit le barbu, roulant sommairement la carte qu'il tenait en mains, avant de la tendre vers Îbal, « Commence par ces caves. Tu as deux jours. »
Le Dunlending s'approcha et saisit la carte tendue.
« Tout de suite, Seigneur. »

L'homme de Dun n'attendit pas de réponse, et quitta la pièce presque aussitôt, suivi par le regard curieux de la femme. Finalement, celle-ci se tourna vers le barbu.
« Cyneheard, ne risquent-ils pas de se réapprovisionner ? »
Après un instant de réflexion, l'homme secoua la tête.
« Sont encore plus pleutres qu'abrutis. Mieux vaut frapper avant qu'ils n'aient le temps de craindre pour leurs biens. »
La femme pencha la tête de côté, pensive. Bientôt, la malice chassait la réflexion hors de ses traits, tandis qu'elle se rapprochait de son homme.
« Oh, après tout. », reprit-elle dans un murmure, « Nous savons à quelles portes ils frapperont afin de se réapprovisionner, n'est-ce pas... »


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