Chapitres d'Estel -> Etude du Lond Daer -> [Récit] Trahison
 
Rayyan
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Message Posté le: 4/06/2009 à 11:45    Sujet du message : [Récit] Trahison
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Il est des sons qui ne laissent pas de doutes. Un en particulier prend différentes formes, différentes intonations. Personne ne l’entend de la même façon, mais tout le monde le reconnait. A son oreille la mort avait le chant d’une cavalcade. Les loups étaient à sa poursuite, et le flèche dans le flanc de son cheval ne laissait pas de doute sur la conclusion de cette aventure.

Pourtant tout avait plutôt bien commencé. Cinq jours auparavant, il avait été convoqué à la maison du roi. Il avait lavé ses plus beaux effets. Son épée était polie avec soin, elle brillait de mille feux, la paume ornée de bustes de chevaux se faisant face était comme neuve. Rangée dans son fourreau simple de cuivre et de bronze, elle pendait à son côté lui conférence une forme de noblesse qu’il n’avait pas. Ses bottes de cuir étaient cirées avec un mélange de graisse de porc et de bière naine qu’il confectionnait lui-même. Il avait rasé sa barbe et attaché ses cheveux en un catogan élégant. Ainsi préparé il était sorti de chez lui et avait parcouru toute la ville enveloppé de sa cape verte et sang sous l’indifférence totale d’une population trop affairée par ses activités quotidienne.

Arrivée devant les portes de Meduseld il avait annoncé qu’il était attendu par le roi qu’il l’avait convoqué. Avec un sourire mi narquois mi désabusé le garde à l’entrée l’avait introduit avec une révérence ironique. Deorwald n’a rien vue, il était aveuglé par sa fierté d’être enfin appelé par son roi. Il a traversé la salle la tête haute, regardant les bas reliefs représentant des cavaliers combattants des Dunlendings. Touts les grands évènements de l’histoire du Rohan étaient représentés sur les tentures, sur les murs. Le Serment d’Eorl, le Combat de Helm et Freca, le rohir avait l’impression que tous les rois l’observaient.

Au fond de la grande salle commune étrangement déserte, assis sur son trône, Theoden semblait l’observer. Avec respect et révérence le jeune homme s’approcha.

« Vous m’avez demandé messire ? »

Genou à terre, les yeux sur la pointe de ses chaussures il attendait une réponse sans oser bouger. Les secondes s’égrenaient sans que le roi ne semble le remarquer. Le souffle à peine perceptible du vieux souverain emplissait la pièce d’une atmosphère lourde.

« Messire ? »

Alors qu’il levait la tête, une voix se fit entendre. Venant de derrière lui, se faufilant entre les ombres de la salle, Grima s’approchait.

« Deorwald vous êtes venus. Vous êtes un fidèle du roi et il a une mission pour vous. »

Le sombre conseillé du roi fit trembler le jeune homme. Alors qu’il lui parlait il s’était approché et son haleine froide avait une odeur d’outre tombe, malsaine, elle laissait un gout amère.

« Oui messire, je suis aux ordres du roi messire »

Grima se lança dans un monologue expliquant que le jeune homme devait sans tarder partir pour le Nord en direction du guet de l’Isen où il recevrait des ordres nouveaux. Le succès de sa mission reposait sur sa rapidité et sa discrétion. Il devait partir à la nuit tombante, ne se montrer sous aucun prétexte et donner à celui qui l’attendrait une note scellé que le conseillé lui tendit. Bien évidemment il devrait voyager rapide et léger l’incitant ainsi à ne pas s’armer plus que nécessaire dans la mesure où de sources sures, la région où il l’envoyait était sure. Trop intimidé Deorwald se garda bien de faire part des rumeurs indiquant que l’Isen n’était plus tenu par les Eored mais par les orcs et dunlendings.

L’entretien finit, il rentra chez lui le message marqué du sceau royal enveloppé sous sa cape.

« Prenez garde, l’Ennemi a des agents partout même au plus près du roi, je ne peux confier cette course à ses messagers, je n’ose leur faire confiance. »


La nuit venue, il avait rejoint sa monture aux portes de la ville. Il s’était vêtu légèrement, avait enroulé dans une couverture son épée. Comme à son habitude il avait rangé une dague dans sa botte. Sa capuche sur sa tête, il avait conduit son cheval jusqu’à une bonne distance de l’enceinte de la capitale, puis avait mené son cheval grand train. La nuit était passée rapidement. La route bien balisée n’avait pas posée de problème et dans un rayon de vingt lieues autour d’Edoras, les risques de mauvaises surprises étaient assez restreints. Le premier jour il franchit un peu plus de 10 lieues sur les 40 qu’il devait parcourir. Le Rohan terre des seigneurs des chevaux ne manquait pas d’haltes pour accueillir les cavaliers et leur monture et partout elles étaient traitées avec respect et des fois même mieux que leurs cavaliers. Le pays pouvait également se vanter d'avoir le meilleur réseau de coursier des royaumes des hommes.Les cavaliers fourbus pouvaient se reposer quelques heures et changer ainsi de monture au plus vite pour repartir au grand galop. C'est ce que fit Deorwald.

Le second jour, sa route remontait vers le Nord. Les vertes prairies de l'Westefold côtoyaient le paysage plus froid des Montagnes Blanches. Le paysage était parsemé de petits villages dont les beffrois semblaient regardé avec effrois vers Isengard. Alors que sa chevauchée le rapprochait de la tour du magicien blanc, il ne pouvait s'empêcher de penser à ce que racontaient les hommes à la taverne d'Edoras. Le gué serait tombé entre les mains des gens des chariots, et l'Eored de Fort le Cor ne réussirait aps à le reprendre faute de renforts. La plus part des soldats de la capitale était prêt à partir, les chevaux dans les écuries étaient scellés plusieurs fois par jour à chaque rumeur d'une mobilisation. Certains eorlingas ne quittaient plus leurs armes pour ne pas rater l'ordre, mais rien ne venait du château. Les portes restaient closes, le roi silencieux, des fois on avait l'impression que la vie avait quitté le palais doré. Cette pensée écrasait le cœur vaillant du jeune rohir. Alors que le soleil éclairait l'autre moitié du visage du jeune homme, ce dernier essayait de chasser de son esprit les doutes qui l'assaillaient. Le roi lui avait donné une mission en ces terres soit disant perdues. Si elles l'étaient il n'y enverrait pas de messager. Pourquoi sacrifier ses hommes ? Sur ces pensées il se mit à réfléchir à l'importance du courrier. Il se demandait quel pouvait en être le contenu, mais sans imaginer l'ouvrir. Il était loyal avant tout. Arrivé au second relais, il décida de prendre quelques heures de sommeil avant de repartir. La chambre était petite, dénué de toute décoration. Sa couche n'était que paille couverte d'une toile de chanvre. Un pichet rempli d'eau une vasque sur une petite commode bancale servait de mobilier. Il s'endormit malgré tout avec facilité.

Au petit matin du troisième jour, il prenait sa troisième monture. Elle était fraiche et en bonne santé. La route continuait de se diriger au Nord. Il savait qu'à l'Ouest, Fort le Cor veillait sur ses terres. L'un des meilleurs refuges de son peuple avec Dunharrow. La route elle commençait à se détériorer, les routes vers le Nord n'étaient plus guère empruntées depuis un certain temps et les mauvaises herbes commençaient à prendre le dessus. Au milieu de la matinée, son regard fut attiré par quelque chose au loin. L'horizon semblait se déformer. Il fit stopper sa monture pour regarder plus attentivement. Après quelques secondes d'observations et d'interrogations, il comprit. De la fumée s'élevait au loin. Beaucoup de fumée. Oh il fut tenté d'aller voire, mais il se ravisa. Relançant son cheval sur la route il ne quittait pas des yeux le nuages qui s'élevait maintenant haut dans le ciel. Un nuage noir comme la mort, un nuage qui signifiait qu'un village disparaissait dans les flammes de la destruction d'un ennemi. Puis s'éloignant le nuage disparut. Le reste de la journée fut paisible. Le soleil déclinant rafraichissait l'air qui venait caresser les joues du cavalier. C'est ainsi qu'il arriva au dernier relais du Nord avant le Gué. Il lui restait un peu plus d'une journée de chevauchée. Il prit un vrai repas, ne se refusant rien, viande, soupe de légumes, patates cuites à la braises, une grosse miche de pain et des morceaux de fromage long comme son épée. Après cela il prit un fauteuil près de la cheminée, et alors que les flammes dans le foyer caressaient sa peau de leur douce chaleur, il s'endormit.

A l'aube naissante, il prit une monture endurante, il lui fallait parcourir rapidement les lieues qui l'éloignaient de son objectif. Le trajet se fit sans mauvaise surprises,. La Trouée du Rohan s'approchait au loin dans la plaine se dessinait la forêt de Fangorn, lieu magique pour ceux de son peuples et pour la plus part des créatures pensantes de la Terre du Milieu. Ça faisait bien longtemps que ceux de son peuple ne s'y aventuraient plus, les arbres étaient réputés mauvais et dangereux. On disait même que seuls les oiseaux et les loups osaient encore s'y aventurer. Car les derniers hommes à y être n'en sont jamais revenus. Seul le magicien pourrait encore s'y promener car il connaitrait le langage des arbres. Tout en approchant de l'Isen, il souriait en se remémorant toutes ces histoires de grands mères. Le soir venu quelques lieux seulement le séparaient de son objectif, mais sous le couvert des arbres il préféra mettre pied à terre et finir d'avancer sur ses jambes, gardant son cheval à ses côtés, le tenant par la bride. La nuit était noire et la couverture des arbres aux abords de la rivière rendait la progression encore plus difficile. De temps en temps, une pierre blanche se montrait indiquant la faible perspective qu’il était toujours sur le bon chemin. Les racines aussi ne manquaient pas de lui rappeler que le chemin était inégal. A chaque fois que ces pieds se prenaient dedans, un juron manquait de lui échapper. Prenant conscience que son cheval ne ratait aucun de ses pas, il finit par le faire marcher juste à côté de lui, calant ses pas sur les sabots de la monture. Après près d’une heure de marche à ce rythme, du moins à son jugé, il finit par décider de s’arrêter pour la fin de la nuit. Au loin, il percevait faiblement le clapotis de la rivière Isen, son rendez vous l’attendrait demain à quelques coudées sur l’autre rive. Il s’allongea sur un lit de mousse et sans faire de feu ni manger il s’endormit, d’un sommeil léger aux aguets de tous les bruits, suspects ou non.

Les premiers rayons du jour lui rappelèrent l'inconfort de son campement. La nuit avait été douloureuse, les racines et la terre ne valaient pas une couche confortable dans une auberge même de piètre qualité. Le lever difficile l’avait motivé à manger ses dernières rations. Le repas loin d’être copieux n’avait pourtant pas été frugal. Sa monture elle semblait plus reposée que lui. Il lui remit son équipement, la scelle sur un tapis douillet, il avait enroulée derrière sa couverture dans laquelle il avait replacé son épée. Il avait ensuite enfilée sa cotte de maille, passé ses bottes et son haubert de lancier. Ses gants en cuir lui tenaient chaud, il n’avait jamais aimé les porter, mais il le faisait, le fruit de plusieurs années de formation militaire et de coups de saule sur les doigts à chaque fois qu’il ne les avait pas mis à l’exercice. Il s’est ensuite peigné puis fin prêt il a repris sa progression. Avant que le soleil ne soit à son zénith, il avait atteint la rivière. Il put facilement la traverser à gué et de retour sur la terre sèche il reprit sa progression. Il devait bifurquer à l’Est et là où les collines nues annonçaient les Monts Brumeux, il trouverait son homme. Cela lui prit plus de temps qu’il l’avait imaginé. A la sortie de la lisière des arbres, il avait en effet aperçu les collines et tailladant l’horizon derrière elles, les Monts Brumeux. Menaçant, ombrageux, ils surplombaient de leur massive silhouette toute la région, annonciateurs de mauvais présages. Les ragots et les rumeurs disaient qu’ils accueillaient gobelins et orcs prêt à dévaler leurs pentes sur les terres des hommes, que les sombres créatures étaient si nombreuses que jamais la Terre n’avait connue telle armée. Finalement le ciel était entre chien et loup quand il arriva en vue d’un feu de camp. Il s’approcha le cœur serré par une étrange intuition. A quelques pas de ce qui semblait être un lapin à la broche, il fit stopper sa monture. Un homme en effet seul au milieu de la lande l’attendait. Deorwald mit pied à terre et s’approcha.

« Messire, je crois avoir un message pour vous »

« C’est en effet probable seigneur de chevaux, je vous attendais et commençait à désespérer »

Deorwald s’approcha prudemment. Son interlocuteur semblait jovial. Il lui sourit et lui montrant le lapin cuit.

« Installez vous je vous en prie et donnez moi s’il vous plait se plie, je l’attends avec impatience. »

Le rohir s’exécuta, après tout, tout se passait exactement comme les instructions le lui avaient indiqué. Il donna le message à l’homme, puis prit un morceau de viande tout en restant debout près de sa monture lui tapotant la croupe, sa main à quelques centimètres de son épée.

« Et bien, voilà de bonnes nouvelles mon ami, je vous remercie de se long périple, car je tiens là quelque chose qui va ravir mon maitre. »

« Votre maitre ? »

« Oui » se contenta t il de répondre dans un sourire trop jovial.

« D’ailleurs dans sa mansuétude il a une récompense pour vous car il sait le sacrifice que ça a été pour vous. »

« Un sacrifice ? Mais nullement »

« Oh que si, celui de votre vie !! »

A ces mots l’homme qui se tenait à quelques pas de Deorwald brandit une épée qui fendit l’air du bas vers le haut en travers du visage du rohir qui ne l’esquiva que par miracle et reflexe. Mais son mouvement aussi vif fut il n’était pas assez rapide et sa vue se troubla de rouge alors qu’il sortait de sa couverture sa propre épée chassant l’air devant lui par des gestes ordonnés mais inutiles. Il apercevait son agresseur plus qu’il ne le voyait, mais surtout il l’entendait rire devant se soldat qui était comme un enfant, a peine armé et gesticulant entre peur et désespoir.
Le visage de Deorwald le brulait et le faisait souffrir. Il ne pouvait essuyer le sang qui coulait sur son œil, ni celui qui coulait dans sa bouche, de temps en temps la lame de son épée touchait celle de son ennemi, mais cela était insuffisant pour espérer survivre.

« Bon sang, le capitaine avait raison, je vais crever seul au milieu d’un champ, tout ça parce que je me suis trop approché d’un mec louche. »

Puis à cette pensée il se souvint d’une parole de son ancien capitaine d’Eored.

« Un eorling n’est vraiment seul que lorsqu’il n’a plus de monture. »

Ce souvenir aurait pu le faire sourire, mais il préféra émettre un cours sifflement et aussitôt sa monture se cabra dans un long hennissement. L’ennemi surpris fit un pas de travers se tournant vers le cheval. L’ouverture ainsi offerte était probablement la meilleure occasion et probablement la seule. Alors entre hasard et oreille il planta son épée dans le flanc de son adversaire qui poussa un cri de douleur. Deorwald tourna sa lame en la sortant, puis se plaça derrière sa monture. L’homme avait mis genou à terre dans un râle de douleur Deorwald essuyait le sang qui coulait sur sa figure. La plaie n’avait rien de dramatique, son œil ne semblait pas avoir été touché, mais il lui faudrait le nettoyer vite s’il ne voulait pas le perdre. Sur ses pensées, l’homme prit le cor qui pendait à sa ceinture et souffla dedans, un souffle pénible mais annonciateur que cette histoire n’était pas encore finie.

« Tu as eu de la chance dresseur de chevaux, mais tu ne t’en sortiras pas, ni aucun de ton peuple. Nous sommes partout et tes amis du Nord seront bientôt aussi inutiles que ton roi.»

Souriant, d’un sourire mauvais haineux où ses dents jaunes se mêlaient au sang, il s’effondra. Deorwald ne comprenait rien, il ne connaissait personne dans le Nord. Mais sur l’instant il n’avait que peu de temps pour y réfléchir, sur la crête de la colline une petite troupe apparaissait. Des hommes, des loups, tous se lançaient sur lui avec l’évidente volonté de ne pas le laisser filer. Le Rohir prit la lettre et remonta sur son cheval qu’il envoya au galop vers les arbres le plus proche. L’animal n’avançait pas aussi vite qu’il le pouvait, et Deorwald constata qu’un trait avait pénétré son flanc.

Oui, sans aucun doute, la mort a un chant très particulier aux oreilles de chacun, funeste, il peut être doux, une mélopée libératrice, torture, il peut être une quincophonie à laquelle on veut échapper, dont on voudrait se boucher les oreilles mais sans succès aucun.

Les hommes n’étaient plus en mesure de les atteindre, mais les loups eux gagnaient du terrain. La lisière du bois approchait, mais en toute réflexion ça n’empêcherait surement pas les loups de le rattraper. La situation était critique, son œil le brulait, il devait le nettoyer au plus vite, son cheval était blessé et deux énormes loups étaient à sa poursuite. Il prit alors la seule décision qui lui semblait un temps soit peu raisonnée, il envoya sa monture droit sur un bras de l’Isen en contrebas. Alors que les loups étaient sur leurs talons, le cheval arriva au milieu de l’eau. Il lui fit faire volte face et dégainant son épée le fit cabrer. Se laissant tomber dans l’eau il profita des quelques instants ou les loups se maintenaient loin des sabots pour laisser l’eau de la rivière rincer son œil et sa bouche puis il se releva comme un diable l’épée à la main. Le premier loup se jeta sur lui mais rencontra la pointe de l’épée avant la gorge du rohir. Celle-ci pénétra sa gueule de bas en haut le tuant sur le coup dans un cri de douleur de la bête. Le second était maintenu à distance par le cheval qui se cabrait malgré son flanc blessé. Deorwald vint alors à son aide comme la monture était venue au sien précédemment. Le loup prit en tenaille détourna la tête vers l’homme qui criait et le cheval en profita pour lui assener un coup de sabot qui le sonna. Deorwald l’achevant en lui transperçant le dos de son épée.

Essoufflés, l’homme et le cheval avait le souffle lourd. Ils avaient chaud et le sang recommençait à couler sur son visage. Attentif au moindre bruit, il commença par enlever la flèche dans le flan de sa monture. Il sortit de la sacoche de la selle son set d’entretient pour les chevaux. Il prit un baume et le passa sur la blessure. Le cheval le regardait sans broncher d’un œil bienveillant. Après avoir désinfecté la plaie, il le pansa tant bien que mal. Il lava son œil avec soin. Sans et sueur s’étaient mêlées, son œil et sa coupure le brulaient. Pouvant enfin toucher son visage pour estimer les dégâts il constata qu’il était coupé de son menton à son front en passant par son œil droit. Il prit un bandage, appliqua dessus le baume pour désinfecter les chevaux et se le passa en travers du visage.

« Quel con !! »

Le désinfectant pour chevaux était rudement fort. La brulure qu’il ressentit lui rappela que les chevaux étaient bien plus forts et bien moins douillets que les hommes, il en pleura ce qui n’arrangea rien à sa douleur.

Après avoir fini ses soins, il partit à la recherche d’un coin pour se reposer avant de prendre le chemin du Nord. Apparemment les derniers hommes fiables y étaient partis.


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